Alexandra Sauvetre

Crédits photo : Pierre Kitmacher - SU

Sciences légales : quand la révélation d’empreintes devient géniale

Révéler des empreintes plus vite que son ombre, trop facile ! Enfin seulement dans la réalité des séries télévisés. Résoudre une affaire criminelle c’est partir à la recherche d’indices, pour en découvrir l’auteur. Et l’un des outils les plus efficaces pour cette identification c’est la dactyloscopie, autrement dit la science de l’analyse des empreintes digitales. Faire parler ces empreintes, c’est le travail des experts de la police depuis le début du XXème siècle notamment grâce aux travaux d’Edmond Locard. Les techniques de révélation ont évolué avec le temps mais il s’agit dans le contexte actuel de repousser les limites de l’existant. En effet, il ne suffit plus de révéler les empreintes à des endroits précis : il faut trouver la totalité des traces sur de larges scènes de crimes comme des gares, des cinémas ou même des stades ! Le défi majeur consiste alors à trouver toutes les traces qu’elles soient visibles ou invisibles. Et avec le boum de l’analyse ADN, ce précieux matériel génétique doit être préservé lors de la révélation d’empreintes. Cela implique de développer un nouveau procédé portable et innovant capable de balayer de larges surfaces avec une efficacité redoutable. Voilà l’objectif de mon projet de thèse, répondre à cette demande et cela a été rendu possible par la combinaison d’un réactif fluorescent et d’un spray. Et la simple génération d’une brume de ce réactif permet de rendre visible toutes les empreintes et ce même dans l’obscurité la plus totale.

> LCMCP : Laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris

École doctorale Physique et chimie des matériaux