Fatimata Dembele

© UPMC – Pierre Kitmacher

Nanobilles fluorescentes de quantum dots pour la détection de biomolécules

Les quantum dots sont des sphères fluorescentes de taille nanométrique, c’est-à-dire 10 millions de fois plus petites qu’un ballon de foot. Bien qu’ils aient récemment été mis en valeur comme composants de téléviseurs nouvelle génération, nombre d'équipes de recherche ont démontré leur potentiel en tant qu'outils de diagnostic médical. Dans mon laboratoire, j'ai réussi à assembler plusieurs milliers de quantum dots pour former des nanobilles très brillantes qui peuvent être détectées avec des microscopes relativement simples. Leur rôle est d'attraper sélectivement des molécules cibles dans un mélange biologique complexe et de révéler la présence de ces molécules par fluorescence.

Des modifications chimiques de la surface des nanobilles sont requises afin de répondre à plusieurs critères précis. Tout d’abord, ces nanobilles doivent rester stables et ne pas perdre en qualité si le pH ou leur concentration dans le milieu varient légèrement. Ensuite, on doit pouvoir facilement accrocher des molécules de reconnaissance à leur surface pour qu'elles effectuent leur travail de détection. Pour cela, il faut également que cette surface ne permette pas l’adhésion de n’importe quels composants biologiques mais uniquement celle, sélective, des molécules cibles. À long terme, un tel outil pourrait contribuer à l’établissement de diagnostics médicaux précoces en permettant le comptage précis, à la molécule près, de marqueurs de maladie présents en très faible quantité dans un échantillon. 

Laboratoire de physique et d'étude des matériaux (LPEM, CNRS/UPMC/ESPCI PARISTECH)

École doctorale « Physique et chimie des matériaux » (ED397)