Marie-Charlotte Horny

© UPMC – Pierre Kitmacher

Détection précoce du cancer par microARN circulants, un Fort Boyard dans le sang.

Le cancer, le mal du 21e siècle ! Pouvoir le détecter et le localiser avant même que les premiers symptômes de la maladie n’apparaissent améliore notablement les chances de guérison. Le challenge est d’identifier de nouveaux marqueurs spécifiques et de repousser les limites de détection pour établir un diagnostic précoce, peu coûteux, précis, fiable et rapide, tout ça, s’il vous plaît !

Dans mon travail de doctorat, je porte mon attention sur le miARN-122, secrété dans le sang par un foie cancéreux. C’est une petite molécule de 20 bases, que l’on peut voir comme une clé avec 20 crans. L’objectif est de construire un dispositif permettant d’en déterminer, avec le moins d’erreur possible, le nombre circulant dans le sang, nombre directement relié au stade de la maladie. Dans les faits, la concentration de miARN-122 sécrétée par le foie malade est extrêmement faible, 10-18 mol/L, soit autant qu’un centilitre de whisky dilué dans l’équivalent d’un milliard de piscines olympiques de coca. La détection doit donc être très précise. Je dois également différencier le miARN-122 de tous les autres miARN, identiques à quelques crans près. Cela dans un dispositif miniaturisé, de la taille d’un ticket de métro, pour manipuler le moins de sang possible et faciliter le travail des cliniciens.

À terme, ce dispositif permettra d’établir une cartographie de tous les miARN impliqués dans les cancers pour une prise en charge rapide du patient afin d’établir un traitement adapté et efficace.

Laboratoire Interfaces et systèmes électrochimiques (LISE, CNRS/UPMC)

Centre de nanosciences et de nanotechnologies à Marcoussis (CNRS/Université Paris-Sud)

École doctorale « Chimie physique et chimie analytique de Paris Centre » (ED388) 

 

© UPMC – Pierre Kitmacher