Paul Quantin

Bienvenue dans le monde sauvage de la toxicologie

Lorsque l’on définit la toxicologie, on pense alors à son concepteur reconnu, Paracelse qui, au XVIème siècle, observa que « tout est poison, et rien n’est poison ; ce qui fait le poison c’est la dose ». Néanmoins, cette image est aujourd’hui remise en question. Dans notre société, nos organismes sont quotidiennement exposés à de nombreuses substances chimiques, d’origine diverses et variées. Certaines personnes réagissent de manière non expliquée à des substances chimiques industrielles, comme des produits cosmétiques, dont on ne suspectait par la moindre toxicité. De nouvelles théories décrivent la toxicologie comme le résultat de l’interaction (ou de l’exposition simultanée) de plusieurs substances. Une substance non toxique dans un cas, deviendrait nocive lorsque qu’elle est administrée en même temps qu’une autre. C’est sur cette théorie que se base ma thèse.

J’ai travaillé pour le département de toxicologie d’une entreprise de cosmétiques qui s’intéressait à une problématique non résolue : Pourquoi certains consommateurs présentent des manifestations toxiques cutanées avec un produit utilisé de longue date qui n’avait jamais conduit chez ces sujets à la moindre observation ? Pour répondre à cette interrogation, je suis allé observer comment fonctionnent les cellules de la peau humaine. Je me suis rendu compte qu’il y avait un moteur très complexe et surtout très sensible qui serait peut être la cause à notre problème...

Etablissement : UTC

Ecole doctorale : Sciences de l’ingénieur (ED 071)

Docteur

Laboratoire : UMR 7338 : BioMécanique et BioIngénerie (BMBI)

Encadrant : Christophe Egles et Hervé Ficheux