Pauline Monnot

Que la force soit avec nos neurones !

Le cerveau humain est composé de dizaines de milliards de cellules, connectées entre elles pour transmettre l'information : les neurones. Comment ces neurones se positionnent-ils au bon endroit et se connectent-ils correctement pendant le développement de l'embryon ?

Jusqu’à présent, ces questions ont été étudiées du point de vue de la biochimie avec la découverte de molécules interagissant avec les neurones pour guider leur positionnement et l’établissement de leurs connexions. La nouveauté de mon projet de thèse est d'étudier le rôle des forces mécaniques dans ces processus. Je cherche à voir s'il y a, en parallèle des signaux chimiques, des forces qui tirent ou qui poussent les neurones dans l’embryon contribuant ainsi au développement du cerveau.

Pour cela, je travaille avec un animal très utilisé en biologie : le poisson zèbre. Un de ses avantages est de pondre des oeufs transparents que je peux observer au microscope. Plus spécifiquement, je m’intéresse à une population de neurones facilement observable chez ce poisson : les neurones olfactifs, c’est-à-dire ceux de la future narine.

Connaître le rôle des forces mécaniques dans la formation des circuits neuronaux aidera à mieux comprendre les maladies humaines liées à des défauts de développement, comme les malformations du cortex cérébral ou liées à une dégénérescence, comme la maladie d’Alzheimer. Alors que la force soit avec nos neurones et les aide à bien se connecter !

> Laboratoire de biologie du développent, Institut de Biologie Paris Seine 

> Laboratoire Physico-Chimie, Institut Curie

École doctorale Complexité de vivant