Sarah Lamaison

Crédits photo : Pierre Kitmacher - SU

Il est temps de coincer la bulle !

Le réchauffement climatique (pour ceux qui en douteraient encore) est bien réel. En cause ? L’accumulation dans l’atmosphère, du dioxyde de carbone (CO2) issu principalement de la combustion de ressources pétrolières. Ces ressources énergétiquement denses sont constituées de longues chaînes carbonées dont l’énergie est stockée sous forme chimique dans les liaisons entre les atomes de carbone (liaisons « C-C »). Casser ces liaisons (comme cela se produit dans un moteur à combustion) permet donc de dégager de l’énergie qui peut être utilisée pour faire avancer un véhicule ou alimenter une usine. En fin de combustion, les chaînes carbonées ont été fragmentées et les atomes de carbone ainsi libérés, sont rejetés sous forme de CO2. En cela, le CO2 est un déchet de combustion se révélant faiblement énergétique, difficilement valorisable et dangereux pour le vivant. 

Alors que faire ? Là encore, la Nature ouvre la voie en donnant l’exemple d’organismes dits photosynthétiques, capables de capter le CO2 et de le recycler en chaînes carbonées valorisables telles que des sucres. Pour créer ces liaisons C-C énergétiques, ils utilisent la lumière comme force motrice de réaction. En s’inspirant de ces mécanismes de photosynthèse, on peut espérer fermer le cycle de la combustion pour aboutir à un « cycle carbone durable » en s’affranchissant ainsi de la dépendance aux ressources fossiles. C’est de ces stratégies de conversion du CO2 en carburants dont il sera ici question.

Laboratoire de chimie des processus biologiques

> Ecole doctorale Chimie moléculaire